La traversée du quartier de Paranque par le canal, et vue sur le village de Chateau Gombert
Plan de Chateau-gombert en 1901
Château-Gombert le canal à Paranque, la Claire
Canal de Marseille à Château-Gombert
Le canal de Marseille à la Fumade
Plan du projet de canal en 1843

Plan dressé en 1843 pour le projet de construction du canal

Le canal

La construction du canal de Marseille a été votée le 13 février 1837 par le maire de l’époque Maximin Consolat. Il prend sa source dans la Durance à Pertuis, pour arriver jusqu’a La Ciotat et Cassis en 1883, après avoir parcouru 195  Km, traversé 84 souterrains et 20 ponts-aqueducs. Il est l’oeuvre de Frantz Mayor de Montricher.

 

Les travaux ont commencé en 1843, l’eau est arrivée sur le plateau Longchamp le 19 novembre 1849, et a traversé le terroir Marseillais entre 1854 et 1869.

 

 

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Le  canal traversant le chemin des paroyes (av Paul Dalbret) en 1843

Le village vu du bord du canal avenue Paul Dalbret

 

A Château-Gombert l’arrivée de l’eau dans les années 1860 a transformé d’une façon considérable le paysage et surtout l’économie locale. Avant le canal, les registres anciens font état de plantations de vigne, d’oliviers, de pois chiche et autres sources de revenus ne nécessitant quasiment pas d’eau. Par la suite le quartier est devenu un lieu de cultures maraîchères considérable et la circulation de l’eau a permis l’installation de moulins et autres ateliers utilisant la force de l’eau comme énergie.

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La traversée de La Fumade.

 

Le plan a été réalisé en 1843 pour le projet de construction du canal.

Prise de vue de la

carte postale

Canal de Marseille au chemin de la Grave

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La prise du canal de Marseille sur la Durance à Pertuis
Le canal de Marseille dessin extrait d'un ouvrage réalisé par la  Sté des Eaux- D.Baldini - J-A.Chiapero

Le canal de Marseille: Sté des Eaux - D.Baldini - J-A.Chiapero

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Le cabanon,

 

Ces cabanons , implantés tous les 2 ou 3 kilomètres sont construits en pierre de taille et en briques avec une porte en bois et deux fenêtres en demi-rond.

On y trouvait un lit, un coin cheminée et tout le matériel utile à l’eygadier: clef de vanne, lampe à pétrole, fourche etc... 5 maisonnettes de ce type sont implantées sur Château Gombert.

Aqueduc Gombertois à la campagne Flotte (137m)

Aqueduc Gombertois
Porte de servitude du canal
Aqueduc gombertois vue intérieure

L'histoire de la noria de "de Gombert" mérite d'être contée.

 

La propriété avait appartenu autrefois à une famille Carry ; elle comportait une maison de maître, grande bâtisse carrée assez imposante et des dépendances, ainsi qu'une ferme , "la Moussière", située à quelque distance. La propriété a ensuite été achetée par le baron Louis Nicolas de Samatan, ainsi que d'autres domaines à Château Gombert. Ce baron, ennobli par Napoléon III, était fort riche, et ses filles étaient de beaux partis. L'une d'elles, Louise, épousa Jules de Gombert, descendant peu fortuné des anciens seigneurs du quartier, qui trouvait ainsi l'occasion de revenir dans la terre de ses ancêtres. Louis de Samatan donna en dot à sa fille la propriété Carry, qui devint de ce fait " Château de Gombert". Le canal coupait en deux la propriété, et le château était dans la partie "au sec". Or Jules de Gombert avait bien l'intention de tenir à Château Gombert son rang de seigneur du lieu. Il projeta donc des embellissements pour le château et les jardins, mais il fallait de l'eau… d'où la noria, qui devait être assez haute pour élever l'eau au niveau des bassins et fontaines. Cette noria fut donc établie sur un socle circulaire de bonne hauteur où l'animal chargé de mettre la machine en mouvement tournait sans fin autour de la tour contenant la chaîne à godets montant l'eau depuis le puisard alimenté par le canal. Ainsi furent créés les bassins dont l'un au moins existait encore il y a quelques décennies. Pour Louis de Samatan, le beau père, qui, malgré son titre tout neuf de baron, n'était que peu sensible au prestige de la noblesse, ces travaux somptuaires avaient un côté un peu ridicule. Il en plaisantait, faisant des comparaisons sur le mode ironique avec les jardins de Versailles et la machine de Marly1. Plus tard il ne plaisanta plus, voyant que la dot de sa fille risquait de faire les frais des rêves de grandeur de son gendre. Mais ceci est une autre histoire. Pour en revenir à la noria, en dehors d'alimenter les fontaines seigneuriales, elle permettait d'irriguer la propriété, et dut rester en service de longues années. Par son histoire hors du commun et son architecture  originale elle mérite bien d'être conservée et restaurée.

 

Jean-Pierre Mazet,

Conservateur du Musée du Terroir Marseillais.

 

1- Cf. "Histoire de Gombert sur leurs terres en Haute Provence" par Pierre de Gombert (1998).

 

Norias à Château Gombert.

 

Vers 1850 l'arrivée des eaux du Canal de Marseille  dans le terroir va modifier en profondeur l'économie agricole. A Château Gombert le territoire se trouve coupé en deux par le canal, qui sépare ainsi les parcelles "à l'arrosage" situées en contrebas, irriguées par gravité à l'aide du système des rigoles, et où de riches cultures maraîchères deviennent possibles, et les parcelles "au sec" qui, ne pouvant être irriguées, vont conserver le type de cultures pauvres qui existaient partout avant l'arrivée de l'eau. Les propriétés situées en bordure du canal, mais au dessus de son niveau, obtinrent la concession de prises d'eau, celle-ci devant être élevée artificiellement pour pouvoir servir à l'irrigation des terres. Les norias furent construites à cet effet. On en dénombre encore quelques unes dans le quartier : à la Viscontine, la Seramone, l'ancienne campagne Roman. Suivant le relief du terrain ces norias peuvent comporter une tour plus ou moins haute afin d'amener les eaux à la hauteur voulue ; dans tous les cas le mécanisme était mis en  mouvement par une bête de somme, en général un mulet ou un âne. On notera cependant que l'irrigation de la propriété "la Claire" se faisait par une roue à aube mue par le courant des eaux. Cette roue a disparu depuis de nombreuses années.

Norias, roues à aube, aqueduc et autres moyens d’irrigation

Noria à la Séramone

Roue à aubes de la Claire

Source: Archives municipales de Marseille
Source: Archives municipales de Marseille

Noria propriété Roman aux Paroyes

 

   Pour le secteur de Château Gombert le canal court sur une longueur de  4 853 m  et occupe 2 éclusiers.

 

   Il comporte:

 

8 625 m de rigoles de ce type irriguent le quartier