
Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe
NOTICE HISTORIQUE SUR LA MAISON DE GOMBERT, SEIGNEURS DE CHATEAU-
Dessin de Amaury de la Pinsonnais publié avec l'aimable autorisation de HeraldiqueGenWeb
Armes : écartelé aux 1 et 4 d'azur, au lion d'or; aux 2 et 3 de gueules, à la tour
donjonnée de trois pièces d'or, le donjon du milieu supérieur. -
Devise : STABUNT, ME CUSTODE.
Les généalogistes provençaux qui ont parlé de la maison de Gombert, entre autres Nostradamus, Maynier, Artefeuil, Robert de Briançon, ont accordé un témoignage unanime à la haute ancienneté de cette famille et à la pureté de ses alliances.
L'auteur de la Critique manuscrite du Nobiliaire de Provence, Barcilon de Morvans, la qualifie en ces termes: Noble de sang et d'origine ; et les diverses copies plus ou moins apocryphes de cette critique s'expriment toutes de la même manière sur la maison de Gombert.
La publication du Cartulaire de Saint-
En 1070, Gérard Gombert, Geraldus Gonberti, vendit à l'abbaye de Saint-
En 1079, Gunbertus est cité comme témoin d'une donation faite par Rostaing ; évêque d'Avignon, avec Laugier de Mornaz, Godefroi de Gravesons, etc. (Tome II, p. 40.)
Pierre G. Gombert -
Au mois de novembre 1206, Hugues des Baulx, vicomte de Marseille, et sa mère agissant pour lui, concédèrent à perpétuité, à Bertrand de Gombert, le droit seigneurial des milleroles, à percevoir sur les vins, dans l'enceinte de Marseille (Arch. de la ville de Marseille). Quinze ans plus tard, Bertrand de Gombert abandonna ce droit à la ville de Marseille (Hist. des délibérations de la commune de Marseille, par Louis Mery, tome I, p. 279).
La maison forte de Château Gombert, berceau de cette famille, forme aujourd'hui un des quartiers du territoire de Marseille. II existait déjà en l'an 1200, comme le prouve une concession faite par Raymond Bérenger aux habitants de Marseille (Hist. des délibérations, tome 1er, p. 202).
I. Guillaume de Gombert, seigneur de Château Gombert, le même sans doute qui figure dans la charte de 1194, fut présent en 1210 à la transaction que Rainier, évêque de Marseille, passa avec les habitants de cette ville (Hist. de la noblesse de Provence, par Maynier, tome 1er, p. 164). Guillaume, qui fut un des personnages considérables de son temps, figure au nombre des témoins de l'acte du 17 des calendes de juin 1218, par lequel Raymond Bérenger donna aux Marseillais le droit de battre monnaie d'argent (Archives de Marseille). Il fortifia et agrandit Château Gombert.
II. Baldouin ou Baudouin de Gombert, seigneur de Château Gombert, fils du précédent, assista en 1220, à l'assemblée générale où les habitants de Marseille votèrent les mesures à prendre pour se maintenir en république. II se qualifiait alors chevalier et jurisconsulte. (Robert de Briançon, Etat de la noblesse de Provence, tome 11, p. 477.) En 1230, Baldouin de Gombert était premier syndic de la ville de Marseille.
III. Gombert de Gombert, seigneur de Château Gombert, fils de Baldouin, fut procureur et avocat général du roi Charles II d'Anjou, comte de Provence. Un de ses fils fut au nombre des barons qui se rendirent en Espagne, en 1287, pour obtenir la délivrance de ce prince et lui servir d'otages. (Denys Faucher, Hist. de Provence, p. 50, manuscrits de la bibliothèque d'Aix. ? Les Illustres Provençaux, par d'Hozier.) Il assista, en 1296, à la réunion des chefs de famille tenue à Sisteron pour délibérer sur les intérêts de la cité. (Arch. de Sisteron.)
IV. Pierre de Gombert, premier du nom, seigneur de Château Gombert, etc., succéda
à son père dans la charge de procureur et avocat général du comte de Provence. (Nostradamus,
Hist. de Provence, édition de 1614, p. 319.) Il reçut en cette qualité l'hommage
rendu au comte Robert en 1309 par la noblesse du bailliage de Sisteron (Hist. de
Sisteron, par Mr de la Plane, tome 1er, p. 471). Dans cet acte il est qualifié miles,
comme ses ancêtres. La même année il assista en ladite qualité à la charte de confirmation
des privilèges de Marseille, donnée par le comte Robert. Pierre de Gombert avait
acquis une portion de la seigneurie de Dromon, par contrat du 14 février 1305, passé
devant François Audenardi, notaire à Sisteron. En 1309, il fit l'acquisition de la
terre de Saint-
V. Jacques de Gombert, seigneur de Dromon, de Saint-
VI. Geoffroy de Gombert, seigneur d'Authon, de Brianson, d'Entrepierre, etc., se signala dans les guerres de Louis 1er et de Louis Il d'Anjou, pour la conquête du royaume de Naples. (Maynier) Il commandait une compagnie de cent fantassins au combat livré près de Tarascon, en 1398, à Raymond de Turenne « Gombertus e inter peditum centuriones. » (Denys Faucher, p. 89.) Il eut pour fils :
1. Jean 1er, qui a continué la descendance
2. Jacques de Gombert, cité, dans les Tables des Illustres Provençaux, comme ayant
combattu en 1459 à la bataille de Sarno (Denys Faucher, p. 107. -
VII. Jean de Gombert, premier du nom, seigneur de Saint-
1. Antoine, qui suit
2. Bertrand auteur de la branche des seigneurs de Verdaches, rapportée ci-
3. Jean, élu évêque d'Orange en 1468 (Gallia Christiana, t. 1er)
4. Sébastien de Gombert, chevalier de Saint-
VIII. Antoine de Gombert, premier du nom, seigneur de Saint-
IX. Jean de Gombert, deuxième du nom, seigneur de Saint-
1. Louis, qui a continué la descendance
2. Marc de Gombert, chevalier de Malte, qui, en 1538, fut mis par la ville de Sisteron
à la tête d'un contingent de cinquante-
X. Louis de Gombert, seigneur de Saint-
1. Marc, dont l'article suit
2. Marguerite de Gombert, mariée, vers 1560, avec Pierre de Candolle. (Voyez l'Annuaire de 1846, p. 186.)
XI. Marc de Gombert, seigneur de Saint-
XII. Antoine de Gombert, seigneur de Dromon, de Saint-
1. Scipion, qui a continué la descendance
2. Gaspard de Gombert, reçu chevalier de Malte en 1651.
XIII. Scipion de Gombert, seigneur de Dromon, marquis de Saint-
1. Jean-
2. Jean-
3. Alexandre de Gombert, chevalier de Malte, vivant en 1699; il dota, en 1654, les habitants du quartier de la Saunerie, à Sisteron, d'une petite chapelle pour remplacer celle qui avait été détruite pendant les troubles du XVIe siècle.
XIV. Jean Henri de Gombert, seigneur do Dromon, marquis de Saint-
XV. Jean-
1. Charlotte Françoise Rosseline de Gombert, mariée avec Antoine Henri de Commandaire-
2. Anne Gabrielle de Gombert, mariée le 17 janvier 1780, avec Augustin de Magnan; d'une ancienne famille des Mées, qui a fourni un chevalier de Malte en 452e. (Nostradamus, p. 806.)
Avec Jean Baptiste François de Gombert s'éteignit la branche aînée de la famille
de Gombert. Son petit-
SEIGNEURS DE VERDACHES.
VIII. Bertrand de Gombert, second fils de Jean de Gombert, premier du nom, fut l'auteur
de la branche des seigneurs de Verdaches, à Sisteron, et eut, entre autres enfants
1° François, premier du nom, qui suit ; 2° Jean, qui acheta en 1494 divers biens
au territoire de Sisteron, quartier de Sainte-
IX. François de Gombert, premier du nom, seigneur de Verdaches, épousa Marguerite de Catalan, dame de Verdaches, dans la viguerie de Sisteron, et fille de Pierre de Catalan, seigneur de Verdaches, maître d'hôtel du roi Louis XII. De ce mariage sont issus 1° François II, qui a continué la descendance; 2° Jacques de Gombert, qui fut en 1567 deuxième consul de Sisteron (Hist. de Sisteron, tome II, p. 593); 3° Madeleine de Gombert, femme de Monet Fabre, seigneur de Baumes, commissaire général de l'artillerie de France, en Corse, puis mestre de camp des bandes provinciales.
X. François de Gombert, deuxième du nom, seigneur de Verdaches, servit dans les armées françaises. En 1562, il fut un des huit notables choisis par le conseil général de la communauté de Sisteron pour diriger les affaires de la cité, et deux ans après il fit partie du conseil de la ville. (Hist. de Sisteron, tome 11, pages 72, 77 et 593.) Il avait épousé, en 1552, Catherine de Sclafanati, nièce du cardinal de ce nom, et fille de Sixte Sclafanati, gentilhomme milanais, dont il eut Pierre II, qui suit.
XI. Pierre de Gombert, deuxième du nom, seigneur de Verdaches, juge royal de la ville de Sisteron, rendit hommage pour sa terre de Verdaches, le 4 janvier 1598. Il avait été député par la ville de Sisteron, en 1595, pour aller porter au duc de Guise, gouverneur de Provence, la soumission de ses compatriotes. (Hist. de Sisteron, tome II, p. 166.)
XII. Jean de Gombert, deuxième du nom, seigneur de Verdaches, fils du précédent et juge royal de Sisteron comme son père, épousa à Aix, le 6 janvier 1619, Claire de Chaix, au profit de laquelle il fit son testament le 26 avril 1637. Il avait alors deux fils : 1° François de Gombert, légataire de son père; 2° Joseph, dont l'article suit.
XIII. Joseph de Gombert, seigneur de Verdaches, rendit hommage pour cette terre le 2 janvier 1673. Il avait épousé, le 9 août 1654, Suzanne Marquis, d'une ancienne famille d'Arles, dont il eut un fils qui suit.
XIV. Blaise Joseph de Gombert, seigneur de Verdaches, épousa, le 19 août 1694, Thérèse
Civet, et fit registrer ses armoiries à l'Armorial général de Provence, généralité
d'Aix, en 1700. Il eut, entre autres enfants : 1° Jean-
XV. Jean-
XVI. Jean Baptiste Victor de Gombert, seigneur de Verdaches, fils du précédent, épousa Reine Thérèse Pauline de Grandin de Salignac, fille de Jean Joseph de Grandin, seigneur de Salignac, dont il eut Jean Joseph Laurent, dont l'article suit.
XVII. Jean Joseph Laurent de Gombert, né le 24 janvier 1766, maire de Sisteron de
1805 à 1823, fut nommé par l'arrondissement de Sisteron, en 1815, candidat à la Chambre
des députés. Il avait épousé, au retour de l'émigration, Marie-
XVIII. Lodoïx de Gombert, né le 13 novembre 1798, conseiller auditeur à la cour royale
d'Aix en 1822, remplit successivement diverses fonctions dans les parquets du ressort,
et donna sa démission de procureur du roi à Toulon le 31juillet 1830. Il avait épousé,
le 14 novembre 1824, Marie Gabrielle Amélia de Ruffo la Fare, fille du marquis de
Ruffo la Fare , maréchal des camps et armées du roi, deux fois chef d'état-
1° Louis Guillaume, comte de Gombert, né le 25 mai 1827, marié en 1852 à Philippine d'Albertas, fille d'Alfred Émilien, comte d'Albertas, et de Louise Marie Laurence de la Rochejaquelein ; 2° Maxime, vicomte de Gombert, conseiller de préfecture à Privas, né le 6 juillet 1829 ; 3° Jules, baron de Gombert, né le 27 mai 1834 ; 4° Joseph François de Gombert, né le 10 juillet 1838 ; 5° Bathilde Laurence Louise de Gombert, mariée le 16 avril 1844 à Maurice de Troullioud de Lanversin, d'une famille de robe de Grenoble, dont il a a) Fernand de Lanversin, né le 30 janvier 1845 ; b) Raymond, né en juin 1846; c) Maxence, né le 6 août 1847; d) Marie, née en mai 1851;. E) Arthur, né en septembre 1852; f) Thérèse, née le 27 mars 1854. 6° Gabrielle de Gombert, née en 1844.
